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POUR LA MEMOIRE
ET POUR L'HISTOIRE
 

Vendredi 14 décembre 2007

Le CEP provisoire nouveau est arrivé

Mardi 11 décembre 2007un arrêté présidentiel nommant le nouveau conseil électoral provisoire a été paraphé et publié après le Conseil des ministres au palais national.

 

Ce nouveau CEP est composé des 7 membres suivants :

 Jacques Belzin représente les syndicats.

Ginette Chérubin, ancienne ministre à la condition féminine, représente les organisations de femmes.

Frantz-Gérard Verret est choisi par Eglise catholique,

Laurette Croyance par l'Eglise épiscopale et,

le pasteur Léonel Raphaël par l'Eglise protestante.

François Jasmin représente le conseil des partis politiques et

Fritz Rosemé la convention des partis politiques.


Photo: Le Nouvelliste

Le nouveau  CEP est complété par  Rodol Pierre proche du secteur populaire

et par Gaillot Dorsainvil qui représente la communauté des handicapés.

Mission: Selon l'article 2 de l'arrêté, le nouveau CEP a pour mission d'organiser :

 - les élections pour renouveler le tiers du Sénat dont le mandat arrive à terme en janvier 2006.

- des élections pour combler d’autres postes électifs vacants, les élections indirectes des assemblées municipales et départementales et du conseil interdépartemental,

Le mandat du nouveau Conseil n’est pas limité dans le temps. Il prendra fin prendra fin avec l'épuisement de la mission définie à l'article 2.

Les nouveaux membres du nouveau Conseil ont prêté serment, dans la matinée du mercredi 12 décembre, à la Cour de cassation et ont pris siége au local du CEP à Delmas, le même jour.

 

Lundi 26 novembre 2007

Il y a sept ans

Le 26 novembre 2000, Clinton était encore président des USA mais en fin de mandat,
Jean-Bertrand Aristide est élu pour la seconde foi président d’Haïti, dès le premier tour, avec 92% du vote.

Il n’a pas rencontré de véritable difficulté de la part de ses concurrents. Certains avaient d’ailleurs boycotté le scrutin. Comme lors de sa première élection en 1990, les candidats évincés, contestèrent les résultats.

Ces adversaires se trouvaient dans une sorte de nébuleuse  politique réunissant d’anciens partisans des Duvalier, d’anciens militaires putschistes, d'anciens alliés politiques d'Aristide, de secteurs de la bourgeoisie haïtienne » ne jouissant d'aucun véritable soutien dans le pays, ce qui expliquait leur insignifiant score.

Par ailleurs, Fanmi Lavalas, la formation politique de Jean-Bertrand Aristide avait déjà remporté en mai 2000, 28 des 29 sièges du Sénat haïtien et 80% des sièges de la Chambre des députés.

L’élection de six des  candidats au Sénat a été contestée. Le gouvernement Préval, n’a pas jugé nécessaire de refaire les scrutins dénoncés. Alors, les États-Unis, l'Organisation des États américains et l'Union européenne ont boycotté l'élection présidentielle en refusant d'envoyer des observateurs et en rétorsion ont gelé toutes formes d'aide économique au pays.

L’investiture de Jean-Bertrand Aristide a lieu le 7 février 2001 dans une atmosphère de sanctions, de crise, d’incidents et de pseudos négociations entre Fanmi Lavalas et la nébuleuse oppositionnelle. Ces négociations truquées dès le départ, devaient durer environ 3 ans, sous l’auspice de l’OEA, notamment.

En janvier 2001, une décision de la Cour suprême des États-Unis avait « accordé »  la Maison blanche à George W. Bush et au Parti républicain, au terme d’une époustouflante bataille  judiciaire suite à de différentes fraudes du camp républicain, dénoncées  et vérifiées au cours des présidentielles américaines. La décision a été saluée avec une allégresse déchaînée par les ennemis de Jean-Bertrand Aristide, qui comptaient sur une administration américaine contrôlée par les républicains pour renverser Jean-Bertrand Aristide.

On connaît la suite.

Trois ans plus tard, fin février 2004, Jean-Bertrand Aristide et certains de ses proches collaborateurs ont été mis à bord d’un avion à destination de la République du Centre Afrique.

Démission volontaire de Jean-Bertrand Aristide ou "coup d'Etat moderne" fomenté par les Etats-Unis, avec la complicité de la France et du Canada?

La polémique se poursuit encore.

Mais c’est une autre histoire, dans laquelle les acteurs essentiels n’ont jeté que des brides de vérité et surtout beaucoup de contrevérités.

Haïti Infos

Mercredi 31 octobre

Libération de Maryse Narcisse, la dirigeante de Fanmi Lavalas, et de son chauffeur

La docteure Maryse Narcisse et son chauffeur, Delano Morel, ont été libérés ce mercredi matin, 31 octobre, soit quatre jours après leur enlèvement samedi dernier à Port-au-Prince par des inconnus lourdement armés. Le kidnapping a eu lieu devant la résidence du Dr Maryse Narcisse

L’information est confirmée par une note d’information et de remerciements de Mme Marguerite Laurent, alias Erzilidantò,

Selon la note, une rançon a été payée. Mais le montant n’a pas été précisé. On sait que les ravisseurs avaient exigé 300’000USA$ pour la libération des deux otages.

Ces derniers bien qu’éprouvés sont en bonne santé et Mme Narcisse, selon la note de Mme Laurent, a déjà eu un long entretien avec le président Préval auquel il fait un compte-rendu des quatre jours d’activité.

Depuis quelques semaines, on ne parle presque plus du cas de Pierre Antoine Lovinsky, un autre cadre de Fanmi Lavalas lui aussi enlevé depuis le soir du 12 août 2007.

Dimanche 28 octobre

Enlèvement de Maryse Narcisse, porte-parole officiel de Fanmi Lavalas

La docteure Maryse Narcisse, porte-parole officiel de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide et un des cadres de l’Exécutif de son parti Fanmi Lavalas a été kidnappée le soir du 27 octobre. Cette information a été transmise ce dimanche 28 octobre 2007, par Marguerite Laurent, alias Erzilidantò, artiste, avocate et militante très connue de Fanmi Lavalas.

Selon la note, Mme Narcisse a été enlevée, juste devant sa résidence hier samedi 27 octobre entre 19 heures et 20 heures par un groupe d’hommes armés, qui l’ont amenée en voiture. Elle venait de participer à une rencontre avec Sor Anne et d’autres responsables de Fanmi Lavalas.

Une rançon de 300'000 USA$ est réclamée pour sa libération.

 On craint que ce ne soit une manœuvre pour camoufler en affaire crapuleuse, l’aspect politique de cet enlèvement.

 On se rappelle qu’il y a 2 mois et demi, le soir du 12 août 2007, un autre cadre de Fanmi Lavalas, P. A. Lovinsky a été enlevé et depuis, on a aucune nouvelle de lui.

Toutes sortes de rumeurs avaient couru et courent encore autour de la disparition de Lovinsky.

Avec Mme Narcisse, cela fait donc deux personnalités importantes de l’entourage de l’ancien président qui sont victimes de réseaux de kidnappeurs ou d’autres groupes se faisant passer pour tels.

Il faut noter que l’enlèvement de Mme Narcisse coïncide avec une tentative de lobbyistes américains proches de l’ancien président de remettre à l’ordre du jour son dossier et de rappeler que Jean-Bertrand Aristide fait toujours partie de la solution à long terme du problème d’Haïti.

Mercredi 17 octobre

Il y a 201 ans ....

On a assassiné le Père fondateur

Jean Jacques Dessalines, Père fondateur de la patrie haïtienne, Empereur et commandant en chef de l’armée, âgé de 48 ans, a été assassiné le 17 octobre 1806, par de hauts gradés de l’armée

Le souvenir de l’empereur et des hauts-faits d’armes de ses compagnons sombre deux siècles, plus un an, après, dans le défaitisme d’un pays jonglant depuis 1804 entre les coups d’état, les coups bas, les trahisons de ses classes dirigeantes, l’exploitation et la perversion de ses populations pauvres, la livraison du pays à des occupants de toutes les couleurs, de tous les continents et de toutes les idéologies.

 Deux siècles, après l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, les élites de notre pays, quelles que soient sa prétendue idéologie politique et les fortes déclarations  des leaders, se vassalisent et se complaisent dans la posture de sous-commandeurs, car nos actuels tuteurs leur accordent beaucoup moins de considération  que les colons d’avant 1804 accordaient à leurs nègres à qu’ils avaient fourni le fouet pour châtier les esclaves rebelles de plantations.

 On entendra sans doute beaucoup de belles déclarations, ce 17 octobre 2007. On verra sans doute des offrandes florales déposées aux pieds des monuments érigés en la mémoire de l'Empereur sur des sites non entretenus mais que les colmatages traditionnels d’avant commémoration ne parviendront pas à cacher les saletés, les immondices qui sont le lot normal de ces espaces le reste de l’année.

 D’ailleurs, quelles paroles peut-on prononcer ce jour de 17 octobre, sous les yeux de l’occupant, sous les armes de l’occupant, sous la sécurité de l’occupant, sous les directives de l’occupant.

Papa Dessalines, merci oui!!!

Crédits photo: HaitiXchange.com

Dimanche 14 octobre

Il y a 14 ans ....

Guy Malary éxécuté

Il y a 14 ans, le 14 octobre 1993, sous le régime putschiste de Raoul Cédras, Guy Malary, nouveau ministre de la Justice, qui venait d’être nommé par l’ancien président Aristide, alors en exil aux Etats Unis, son garde du corps et son chauffeur ont été tous trois, tués dans un attentat.

Assassinats menés de sang froid, car les victimes, ont été chacune atteintes d’une balle à la tête, ce qui laissait penser qu'on leur avait donné le coup de grâce. Des militaires et des policiers en uniforme vite présents sur les lieux ont emporté les «cadavres et ordonné aux journalistes de ne faire ni films ni photos».

En octobre 1994, soit un an plus tard, l'hebdomadaire nord-américain The Nation avait publié un article dans lequel, le journaliste Allan Nairn démontrait qu'une «milice paramilitaire, responsable de centaines de meurtres sous Cédras, dont celui de Malary avait été créée à la demande de la CIA et d'une autre agence de renseignements».

Marcel Morissaint, a été arrêté et accusé de l'assassinat de Guy. Selon Nairn, Morissaint travaillait à la fois» comme informateur des services américains de la lutte anti-drogue et comme homme de main de Michel François, l'ancien chef de la police». Les enquêteurs pensaient que Morissaint était un témoin clé, qui aurait pu les conduire « jusqu'au sommet », c’est-à-dire révéler les commanditaires des trois assassinats.

Morissaint a été pourtant libéré le 4 septembre 1995, sous le gouvernement d’Aristide rentré d’exil depuis octobre 1994. Jean-Joseph Exumé, le ministre de la Justice d’alors, affirmait dans une interview réalisée par Nairn, que « Morissaint est sorti de sa cellule grâce à la collaboration de fonctionnaires américains ». Il a aussi déclaré « qu'on lui avait rapporté que les Etats-Unis avaient payé les frais d'avocat de Morissaint, l'avaient protégé après sa libération, jusqu'à son départ pour les Etats-Unis.

Dimanche 30 septembre

Il y a 16 ans ....


Photos 1993
IHAM-CHRD
Le 30 septembre 1991, l’ancienne force armée d’Haïti sous la direction  de l’ex-général Raoul Cedras, d'officiers félons et d'autres forces tant nationales qu’internationales hostiles au changement ont renversé et contraint à l'exil Jean Bertrand Aristide, président constitutionnel. Les militaires et leurs complices  ont établi pendant trois ans un régime de terreur dans le pays. Le bilan était très lourd. Des milliers d'assassinats, de disparitions, de tortures, de viols et de pillages, ont caractérisé cette période.

Mardi 11 septembre

Haïti: Il y a 19 ans....

Le 11 septembre 2007 ramène le 19ème anniversaire du massacre perpétré à l’église Saint-Jean-Bosco située dans le quartier populaire de La Saline à Port-au-Prince, lors de la célébration d’une messe par le père Jean-Bertrand Aristide, curé de la paroisse.

Ce 11 septembre 1988, des hommes portant des brassards rouges, armés de machettes et autres armes tranchantes et qui seraient sous la supervision d’un ex-colonel et ex-maire duvaliériste de la capitale ont assassiné une dizaine de personnes et fait des dizaines de blessés.

Une femme enceinte avait eu le ventre ouvert par l’arme de l’un des tueurs.

L’enfant allait pourtant survivre et prénommée : Espéranza.

 Le Père Aristide, cible des tueurs a pu cependant s’échapper

 

USA: 11 septembre 2001 : Attaque terroriste sur New York et Washington

Le mardi 11 septembre 2001, il y a donc 6 ans,    trois avions commerciaux se sont écrasés contre des immeubles hautement symboliques des Etats-unis: les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis, à Washington. Un quatrième avion s'est écrasé en rase campagne. Environ 2750 victimes.

Selon les rapports publiés, dix-neuf personnes de confession islamistes  membres d’Al-Quaïda, accusation d’ailleurs confirmée par l’organisation, ont effectué ces attentats-suicides qui restent à ce jour le plus important attentat terroriste de l’histoire contemporaine et l’une des journées les plus sanglantes qu’ait connu l’Amérique sur son territoire depuis la bataille d'Antietam (1862).

Des milliers de personnes ayant respiré des odeurs toxiques souffrent actuellement de maladies pulmonaires

Chili: 11 septembre 1973, Coup d'État de Pinochet

 

Il y a 34 ans, le 11 septembre 1973, un coup d’état a été effectué au Chili, par une junte militaire commandée par le général Pinochet.

Le gouvernement socialiste a été renversé et le président Salvador Allende a trouvé la mort dans le palais présidentiel de la Moneda, à Santiago.

 

Vendredi 7 septembre

Plutôt Intox...

Selon Marc-Kenson Joseph, du journal Le Matin (édition 7 septembre), Fritzner Fils-Aimé, juge instructeur chargé du dossier du journaliste Jean Léopold Dominique, assassiné le 3 avril 2000,a interrogé le Mercidieu Toussaint alias Makaron. Selon ce qu’a rapporté un enquêteur sur les ondes de Vision 2000 jeudi 6 septembre, « le présumé bandit tremblotait en répondant aux questions relatives à l’assassinat de Jean Dominique. Cependant, il a démenti toute implication dans l’assassinat du directeur de Radio Haïti Inter ».

Jeudi 6 septembre 2007

« Un homme âgé de 37 ans, alias Makaron », arrêté à Léogâne, soupçonné d’implication dans différentes affaires louches, dont vol et viol de sa propre fille, aurait « avoué être l’un des assassins de Jean Léopold Dominique ». L'individu en question serait en détention depuis le 26 août 2007.

Infos ou Intox…