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ET POUR L'HISTOIRE

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Jeudi 28 février 2008

63 voix contre, 8 pour et 13 abstentions

(1) Motion de censure rejetée (2)
1.- Le Président Préval et son Premier ministre Jacques Edouard Alexis
2.- Isidor Mercier (RDNP), Le principal député interpellateur (crédits Métropole)

 

La séance d’interpellation du Premier ministre s’est achevée par une cuisante défaite du groupe des députés interpellateurs.

Après 9 heures de débat au cours duquel, le ridicule et parfois l’insolence des interventions de certains élus interpellateurs ont plus attiré l’attention que la justesse des arguments, le verdict est tombé :

63 députés ont rejeté la motion de censure, 8 ont voté pour et 13 se sont abstenus.

Les critiques les plus valables de la gestion du pays après plus de deux ans par l’actuel gouvernement, ont été faites par des parlementaires qui allaient voter contre la motion.

Jacques Edouard Alexis  a bien compris que son équipe n’était pas sortie grandie de l’épreuve. Il a été sauvé par la peur du chaos qui menaçait un pays déjà exsangue si son renvoi était obtenu,

Il a d’ailleurs reconnu à la fin de la séance que le vote obtenu n’était pas un chèque en blanc  donné au gouvernement.

Il a  aussi invité la chambre des députés à rejoindre la commission en cours de constitutions, une initiative du Sénat. Une commission qui devait réunir Sénateurs, Députés, membres du gouvernement et de la société civile pour réfléchir sur la situation du pays et envisager des mesures capables de contrecarrer la vie chère, l’insécurité, et autres maux qui martyrisent les populations pauvres du pays.

Mi-plaisant, mi-sérieux, le Premier Ministre a pris congé du Parlement sur une boutade révélatrice de son état d’âme : le Parlement est la maison du peuple… à bientôt sans doute