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POUR LA MEMOIRE
ET POUR L'HISTOIRE

Lundi 23 juin 2008

Un nouveau Premier Ministre désigné

Madame la Première Ministre

Le président René Préval a désigné, une de ses proches, Madame Michèle Duvivier Pierre Louis, 61 ans, au poste de Premier ministre. Michèle Pierre Louis qui a une formation en économie et en éducation est actuellement enseignante au département des sciences de l’éducation de l’Université Quisqueya. Elle est également directrice de la Fondation Connaissance et Liberté (Fokal), une organisation active dans les domaines de l’éducation, de la culture et de l’environnement.

Le choix de Madame Pierre-Louis, personnalité respectée et connue en plus pour ses engagements sociaux, est difficilement contestable, par quelque secteur politique ou autre que ce soit. Tout reste à croire que sa ratification par le Parlement n'est plus qu'une question de jours.... et que dans deux semaines environ, le pays aura enfin un nouveau gouvernement stable.

Vendredi 13 juin 2008

Au suivant... Au suivant
(citation de Coupé-cloué)

Il y a 1 jour

Carnet pour Robert Manuel

Une majorité de députés rejette le choix de Robert Manuel: des parlementaires accusent le chef de l'Etat et les partis politiques consultés de faire choix de citoyens inéligibles.

Jeudi 12 juin 2008, la chambre des députés avec 57 voix contre, 22 pour et 6 abstentions a rejeté le choix Robert Manuel au poste de Premier Ministre.

La commission chargée d'étudier le dossier de M. Manuel, a conclu à l'inéligiblité de ce dernier, car son profil ne correspond pas aux critères exigés à un citoyen pour devenir premier ministre en Haïti.

Au suivant .... Au suivant....

Et la ronde continue....

Il y a un jour le 26 mai 2008.....

Robert Manuel a été désigné Premier Ministre
voir son CV

Et la ronde continue....

Exécuté
Recalé
Effacé
En selle
A l'affût ??

Mercredi 21 mai 2008

Il y a 40 ans...

Il y a 40 ans, le 21 mai 1968, 35 opposants au régime de François Duvalier, président d’Haïti depuis 1957, ont débarqué de deux avions en provenance des Bahamas. Ils se sont emparé du terrain d’aviation et attendaient des renforts qui ne se sont pas manifestés. Echec

Mercredi 15 avril 2008

Kafkaïen...

L’anormalité des événements du samedi 12 avril, qui a vu la télévision officielle montrant pendant des heures, un Président de la République entouré des hommes d’Affaires au Palais National, au moment même où son Premier ministre acceptait de se présenter devant le Parlement pour prendre ses responsabilités et pour demander au Sénat d’en assumer les siennes. L’attitude de M. Alexis en ne fuyant pas la comparution avait quelque chose de très pathétique voire courageux. Mais que reste-t-il autre que le courage à ceux qui se sentent sacrifiés par un "laboratoire" qu’ils connaissent bien mais qu’ils ne peuvent affronter ou qu’ils n’ont pas l’audace d’affronter. 

On avait presque l’impression d’être dans une situation kafkaïenne, d’entendre le chef de l’Etat annoncer qu’il allait de concert avec la brochette de commerçants présents subventionner le riz immédiatement. Ce qu’il refusait énergiquement, cinq jours auparavant. D’ailleurs, à cette occasion comme lors de sa première intervention, le Chef de l’Etat, n’a fait aucune référence à son Premier ministre, lequel à ce moment-là était à l’abattoir.

Il y avait quelque chose de troublant pour ceux qui, par petit écran interposé, assistaient en direct au spectacle du palais national tout en suivant par radio les événements au Parlement. 

Mais le déplacement même virtuel en valait la peine, a-t-on envie de hurler… 

Des mots à décortiquer

J’ai eu une certaine, mais indéfinie satisfaction de prendre connaissance ce mardi de, l’Edito de Venel Remarais de Radio Solidarité, publié sur le site de l’AHP. J’y ai retrouvé mes propres interrogations et même un peu plus que celles-ci.

L’Edito leur a apporté –à mon avis - presque des réponses, cachées sous la paille des mots. Des mots à décortiquer avec précaution.

Comment expliquer le fait que pendant presque deux ans, le gouvernement, dont certains des ministres étaient vraiment indolents sinon incompétents, n‘a jamais pu initier aucune réforme effective alors que des signaux venant de partout, indiquaient que les feux étaient au rouge. 

Comment expliquer, qu’au moins en deux occasions, le Premier ministre a déclaré que son gouvernement allait être remanié. Déclarations sans suite… 

Qui a vraiment paralysé

Qui a vraiment tétanisé le gouvernement de M. Alexis ?

M. Alexis affichait, dit-on, beaucoup trop tôt des ambitions futures gênantes pour des concurrents clandestins, ou pour des intérêts supérieurs.

Si tel était vraiment le cas, qui a eu vraiment  sa peau ?

 Le discours purement technique du Président aux lendemains des émeutes, qui semblait mépriser les questions urgentes nécessitant des décisions urgentes et  politiques, ne contraste-t-il pas trop grossièrement avec les mesures en somme toute positives, annoncées mais trop tard pour le chef du gouvernement, le fameux 12 avril. 

Les revendications du peuple contraint à descendre dans la rue contre la cherté de la vie ou contre la faim  tout simplement, étaient tout ce qu’il y avait de plus légitime. 

L’interpellation, le vote de censure et le renversement du gouvernement de M. Alexis par le Sénat se situent selon moi dans la logique des faits.  

 Mais derrière tout cela, qu’y a-t-il. Quels règlements de compte se faisaient et quels grands ou petits marionnettistes tiraient toutes sortes de ficelles jusqu’à ce que provisoirement le spectacle s’achève sur le fameux :

Onorab senatè, mwen pa swete pran lapawòl ankò. Nou mèt pran responsablite nou, du Premier ministre destitué.

 

Jehan Lefreycinel

Monsieur le Président du Sénat de la République

Messieurs les Membres du Bureau,

Honorables Sénateurs,

En vertu des articles 129-2 et 129-3d de la Constitution, vous avez décidé hier 11 avril 2008, via une lettre signée de votre Président Kély C. Bastien, de m’interpeller, je cite, « sur les événements qui se sont produits dans le pays au cours des huit derniers jours et sur l’incapacité de votre gouvernement à juguler la crise ».

Je suis donc aujourd’hui devant vous pour répondre à cette interpellation et vous présenter succinctement ma position.

Monsieur le Président

Les seize sénateurs auxquels la lettre mentionnée plus haut  fait référence m’ont fait parvenir avant-hier une sommation de démission dans les vingt quatre heures.  Vous avez sans doute constaté que cet ultimatum a laissé le Premier Ministre de marbre car autant il est partisan du respect scrupuleux des prescrits constitutionnels et légaux, autant il trouve pour le moins irrecevable et contre-productif ce type d’adresse au sommet de l’État qui est en complète opposition avec les vertus de la démocratie haïtienne naissante.

Honorables Sénateurs,

Des événements d’une gravité exceptionnelle se sont effectivement déroulés durant cette dernière semaine. L’envergure des violences qui ont fracturé notre société en cette occasion m’avait conduit mercredi dernier, à la faveur d’un entretien avec le Chef de l’État, à lui proposer d’envisager toutes les mesures de redressement possibles y compris le renvoi de l’actuel gouvernement.  Vous le voyez, j’avais bien compris l’ampleur de la crise et il m’était apparu nécessaire de laisser ouvertes toutes les options.  Car l’essentiel, à mes yeux et de l’avis du Président, était le retour immédiat à la normalité.

Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?

 

 

Il faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le renvoi samedi du Premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1 mois et que la production nationale va bientôt arriver.

A l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression d'échouer...

Ce qui signifie que faute de lui donner tout de suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il veut vraiment avoir du riz, non?

Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de riz?

La vie chère toute réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs tout aussi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.

Il y a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à savoir que l'Etat ne peut pas subventionner les produits importés, pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures ponctuelles pour faire passer l'orage.

Samedi 12 avril 2008

VOTE DE CENSURE
Jacques Edouard Alexis n'est plus Premier Ministre

Le Premier Ministre s'est présenté  - contrairement aux rumeurs - devant le Parlement.
16 sénateurs et en plus le président du Sénat ont participé à la séance d'interpellation.

Monsieur Alexis a défendu son bilan, il a expliqué le sens de section au gouvernement et en fin d'intervention, se dit avoir la conscience en paix. Il n'y a pas eu de débat. Les 16 sénateurs interpellateurs ont déclaré n'avoir rien à ajouter. Les Sénateurs ont voté en bloc la censure du gouvernement. Le premier Ministre en a pris note.

De son côté, le Président Préval donnait une conférence de presse conjointe avec les importateurs du riz et les responsables du monde agricole au Palais national.
Il a annoncé que le prix du riz passera de 51 US$ à 43 USA$:

Questionné sur la possibilité du vote de censure, le Président a déclaré que dans cette éventualité,
il respectera la Constitution et consultera dès la semaine prochaine les présidents des deux chambres
pour la nomination d'un nouveau Premier Ministre.

Vendredi 11 avril 2008

Jour J-1 pour le gouvernement de M. Jacques Edouard Alexis

Les 16 sénateurs qui avaient souhaité que M. Alexis démissionne ce vendredi avant 9 heures, se sont réunis au Bureau du Sénat.

Le Premier Ministre, n’ayant pas présenté sa démission, les Sénateurs concernés ont alors rédigé à son intention, une  lettre formelle d’interpellation. La convocation a lieu demain samedi  12 avril 2008, à 11 heures.

Sauf imprévu, M. Alexis et son gouvernement recevront à cette occasion un vote de censure.

Jeudi 10 avril 2008

Texte complet du message du Président Préval,

Départ probable du Premier ministre

Manque de confiance

Après 3 jours d'émeutes contre la faim et selon les réactions de la plupart des intervenants, la déclaration du Président Préval, n’a rien apporté aux attentes de la population. Pour Mme Manigat du RDNP, le discours de M. Préval semble être un texte préparé par des conseillers économiques. Les éléments politiques faisant référence à la conjoncture – la vie chère notamment – étaient absents.
La déclaration du Président manquerait à la fois et de fermeté et de sécurité. Il n’a pas su rétablir la confiance des Haïtiens.

Ultimatum du Sénat

Mercredi soir , une note qui aurait été signée par 16 sur les 27 sénateurs  de la Chambre, donne un délai de 24 heures au Premier Ministre Jacques Edouard Alexis pour présenter sa démission et celle de son gouvernement.
 
Le Président ne peut exiger le départ du PM. Ce dernier doit ou donner sa démission ou être interpellé par le Parlement pour  un vote de censure.
 
Selon des juristes, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, M. Alexis peut être de nouveau convoqué - en moins d’un an - au Parlement.  Une faille de la Constitution le permettrait. La comparution du mois de mars avait pour objet un vote de confiance et non de censure???

En cas de non démission, la date du samedi 12 avril serait retenue pour une interpellation du PM par le Sénat.

Alexis démissionnaire


Crédit le Nouvelliste

 M. Alexis aurait offert sa démission au Président. Selon les sources, il serait prêt à partir, si son départ " peut aider à trouver une solution à la crise".

On s’attend donc dans de brefs délais à un éventuel départ du Premier Ministre.

L’international au secours de J. E.  Alexis

Actuellement, selon Vision 2000, jeudi 10 avril, 9 heures du matin (hres haïtiennes) une réunion se tient à la Primature entre l’Ambassadeur américain, le PM et son cabinet. Il serait question du versement immédiat d’une enveloppe d’environ 30 milliards de gourdes au gouvernement pour faire face aux questions urgentes.

Donc à suivre….


Vendredi 29 février 2008

29 février 2004: il y a quatre ans...

L'ancien Président constitutionnel d'Haïti a été renversé puis banni du pays
par un coup de force manigancé par des acteurs haïtiens et étrangers

Qui s'en souvient?

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Des Evénements de la période 2003-2004

Acteurs, témoins, comparses et victimes

Vendredi 14 décembre 2007

Le CEP provisoire nouveau est arrivé

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