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Haïti Infos est géré par le Centre Haïtien de Recherches et de Développement (CHRD) Nous ne sommes pas neutres, Nous essayons d'être objectifs POUR LA MEMOIRE Mercredi 27 mai 2009
Vendredi 3 Avril 2009 " Jean Dominique n’était pas victime de l’appareil de l’état mais de ceux qui sont opposés au changement" Il y neuf ans le 3 avril 2000 Le 3 avril 2000, Jean Dominique, journaliste et commentateur politique haïtien, a été abattu dans la cour de sa station, Radio Haïti Inter. Jean-Claude Louissaint, gardien de la station, a été lui aussi assassiné lors de l'attentat. A cette occasion, le président de l'époque, René Préval, proche de Jean Dominique, avait décrété trois jours de deuil national.
Il y deux ans le 3 avril 2007 René Préval, le président actuel, a affirmé à des membres de l’association SOS journaliste qu’il n’y avait plus d’obstacle à l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique. Et depuis....
Ceux qui ont aimé ou respecté Jean Dominique et qui se souviennent encore du journaliste agronome, continuent de compter les jours, dans l'attente ou l'ullusion d'une justice... Mardi 10 mars 2009 La justice donne raison à Fanmi Lavalas Lundi 9 mars, le juge Jean-Claude Douyon du tribunal des référés, a ordonné la réintégration de Fanmi lavalas dans le processus électoral qui devrait déboucher sur la réalisation de sénatoriales partielles le 19 avril. Me Camile Leblanc, avocat de Fanmi Lavalas, a salué la décision du tribunal des référés. Selon l'avocat, il ne reste plus désormais au CEP qu'à obtempérer à la décision du tribunal et à Fanmi Lavalas qu'à se préparer pour participer aux prochaines joutes. (Sources AHP) Affaire toujours à suivre (voir ci-dessous)... Dimanche 1er mars 2009 Il y cinq ans le 29 février 2004 Date marquante de drames, de trahisons, de massacres, de violations. Une poignée de malfrats, une cinquantaine selon les sources les plus crédibles, affublés d’uniformes pseudo militaires ou de carnaval, armés d’armes qui n’étaient sans doute pas de la camelote… se sont emparés Et pourtant, le 18 novembre 2003, des dizaines de milliers de partisans de lavalas s’étaient appropriés des rues du Cap-Haïtien, … jurant à Vertières, Liberté ou la Mort, Grenadiers à l’assaut, ça ki mouri….. on connaît la suite… Et trois mois plus tard, une poignée de cinquante soldats de pacotille. Pauvre Capois la Mort Et ce fut la débâcle au cours des jours qui suivent.
Les mille versions différentes selon les humeurs, des circonstances véritables de ce départ. Coup d’État, kidnapping, démission, bannissement, exil…. Que n’a-t-on pas entendu!
... et pour les éliminer ... face au triomphe des bourreaux, le silence des victimes, doublement, triplement victimes…. Et toujours victimes. Et cinq ans après, Fanmi Lavalas ne montre pas une figure moins piètre qu’en 2004 : divisions, coups de langue, trahisons, ambitions, manœuvres…
Et aucun de ceux-là qui s’entretuent moralement sur le champ de bataille qu’ils ont inventé, ne semble pouvoir esquisser la moindre tracée du chemin vers la délivrance. Lundi 9 février 2009 A propos de la tentative d'éviction de Fanmi Lavalas des sénatoriales du 19 avril 2009. Indécence ou stupidité d'éxécutants trop zélés? En tout cas... ... Les patrons interviennent... Le Conseil électoral provisoire aurait été appelé à trouver une solution dans les 72 heures pour mettre un terme à l'exclusion après avoir décidé d'écarter les 17 candidats de Fanmi Lavalas inscrits pour les sénatoriales du 19 avril 2009, sous prétexte qu'ils ne réuniraient pas les conditions de participation définies dans la loi électorale. L'OEA réclame également le report des délais impartis pour l’inscription des candidats Selon des représentants de la communauté internationale en Haïti, au moins 1 responsable du CEP aurait avoué avoir été l'objet de pressions pour exclure tous les candidats Lavalas. Ce qui serait un sacré coup porté à la crédibilité de l'organisme électoral. Un diplomate latino-américain dont le pays a des troupes au sein de la MINUSTAH, aurait déclaré selon AHP être très préoccupé par la situation. Il a affirmé ne pas comprendre que dans un pays qui a le plus grand besoin de stabilité, des gens prennent des décisions aussi provocatrices, qui ne peuvent que provoquer le chaos. L'Internationale n'est pas décidée à financer l'exclusion en Haïti, a-t-il lancé, ajoutant qu'il est impensable qu'on veuille exclure des élections l'un des principaux partis politiques du pays. La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a pour sa part souligné l’importance de la participation la plus large possible aux élections sénatoriales et qu’il importe de tout mettre en œuvre pour que la préparation de ces élections puisse se poursuivre sur la base d’un processus transparent et inclusif. "La participation la plus large possible des courants et opinions politiques constitue en effet le meilleur moyen d’assurer la crédibilité des élections et l’acceptation des résultats par tous. Une telle approche permettra également à ces élections de se dérouler de manière libre et équitable et de conforter les progrès réalisés par Haïti sur le chemin de la stabilité politique et sociale". Le Conseil de Sécurité de l’ONU a lancé un appel en faveur d’un dialogue politique sans exclusive, rappelle la MINUSTAH, qui a précisé que c'est dans cet esprit qu'elle invite toutes les parties concernées à travailler ensemble, dans un climat de paix, d’ouverture et de tolérance, afin de permettre et de garantir la participation la plus large à l’échéance démocratique du 19 avril. José Miguel Insulza, le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) a de son côté déclaré : “L’OEA respecte intégralement les attributions du CEP et continuera de prêter un appui sur le plan technique, comme elle l’a fait jusqu’à présent, à cet organisme en vue de l’aboutissement des élections, mais je ne peux manquer d’exprimer ma préoccupation face à la possibilité qu’un groupe important de citoyens haïtiens ne soient pas représentés dans ce processus”. L’Ambassade des Etats-Unis a souligné vendredi dernier, que la décision prise par le CEP d'interdire à tous les candidats d’un parti politique de participer aux prochaines joutes électorales était un sujet de grande préoccupation. "L’histoire des états démocratiques réussis démontre que les élections honnêtes et démocratiques sont de nature inclusives et non exclusives. Dans le cadre de la loi, des élections devraient permettre la participation de tous les principaux partis et servir comme force d’unification de la démocratie. Une élection basée sur l’exclusion comme nous le constatons aujourd’hui mettra inévitablement en question la crédibilité des élections et celles des institutions mêmes en Haïti et parmi les bailleurs et amis Haïti", souligne une note de la mission diplomatique. L'Ambassade du Canada se dit tout aussi inquiète des « circonstances qui ont mené à l’exclusion d’un parti ». Dans un communiqué l’Ambassadeur Gilles Rivard a souligné que « la crédibilité d’une élection est basée sur le respect des lois et des règlements qui l’encadrent…. le symbole de la démocratie que représente une élection, doit être aussi rassembleur, et non pas contribuer à diviser la population ». Samedi 7 février, le ministre français de l’agriculture, Michel Barnier, qui était en Haïti, a déclaré ne pas vouloir donner de leçons et se prononcer sur la politique intérieure d’Haïti. Il a cependant rappelé que toutes les sensibilités doivent pouvoir s’exprimer dans des élections démocratiques. Plusieurs parlementaires et autres hommes politiques ont invité les secteurs en conflit au sein de Fanmi Lavalas à mettre bas leurs ambitions personnelles pour trouver le consensus devant permettre aux partisans de l'organisation d'aller unis aux élections et non en ordre dispersé. Le CEP s'explique Ce lundi 9 février 2009, et en réaction aux prises de position de la communaute internationale, le Conseil électoral provisoire (CEP) a déclaré que l'Institution est "et demeure indépendante et déterminée à fonder toutes ses décisions sur les prescrits de la constiution et des lois d'un pays souverain" (Haïti?)". Cependant... Alors que vendredi dernier, Frantz-Gérard Verret, président du CEP avait souligné sur les ondes de radio Metropole que la décision contre Fanmi Lavalas n'avait rien à voir avec le conflit inter-lavassien mais sur le fait que ses candidats ne repondaient pas aux critères définis par la loi électorale, le Conseil s'est ravisé ce lundi, en affirmant que c'est un différend interne qui est à l'origine de l'inégibilité des candidats de ce Parti. Affaire donc à suivre... |
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