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Test de réactivation 8 mars 2010

Mercredi 15 janvier 2010

Un fort séisme d'une magnitude préliminaire de 7 a frappé Haïti mardi après-midi 12 janvier.Aucun bilan officiel n'était encore disponible vers 6h GMT (7h heure française), mais diverses sources craignent un nombre élevé de morts et de blessés.

Le centre de Port-au-Prince a été détruit et les Nations Unies, qui entretiennent une force de stabilisation forte de 9.000 hommes en Haïti (Minustah) et dont le siège a été détruit, ont annoncé qu'un grand nombre de leur personnel était porté manquant. L'ambassade de France à Port-au-Prince a été également touchée ainsi qu'un grand hôtel de la capitale accueillant de nombreux étrangers, a indiqué mercredi matin sur Europe 1 le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet, sans pouvoir dire si des Français, qui sont 1.400 ressortissants à vivre sur place, dont 1.200 à Port-au-Prince, avaient été victimes du séisme.
Des pillards étaient déjà à l'oeuvre, dans la nuit de mardi à mercredi, dans un supermarché au nord de Port-au-Prince alors que de nombreux cadavres jonchaient les abords des routes après le séisme qui a frappé Haïti, a constaté un journaliste de l'AFP.
Sara Fajardo, porte-parole de l'ONG Catholic Relief Service (CRS), a rapporté à la presse le récit que lui a fait Karel Zelenka, un collègue qui se trouve à Port-au-Prince.
"Il doit y avoir des milliers de morts", lui a-t-il déclaré par téléphone, avant que la ligne ne soit coupée.
"Il nous a dit que c'était le chaos absolu, un désastre total, qu'il y avait des nuages de poussières sur Port-au-Prince", a ajouté Sara Fajardo.
La communauté internationale s'est aussitôt mobilisée, annonçant de l'aide et des secours pour Haïti.

Le Nouvel Observateur

Photos de courtoisie

COMPTE RENDU Les secours commencent à se diriger vers Haïti

Mercredi matin, les médias évoquent le risque de centaines, voire de milliers de victimes. Les photos publiées notamment via Twitter témoignent de l'importance des dégâts. Un témoin raconte à l'AFP que "le centre de Port-au-Prince est détruit" tandis qu'un médecin assure que "les morts seront comptés par centaines lorsqu'il sera possible de dresser un bilan". Plusieurs ministères ont été gravement endommagés, alors que des hôpitaux, des hôtels et des écoles se sont écroulés.
PORT-AU-PRINCE PLONGÉ DANS LE NOIR
L'ambassadeur du pays au Mexique a fait savoir mercredi matin que le président, René Preval "est vivant", malgré l'effondrement de son palais. "Le quartier général de la mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah) s'est effondré en grande partie. Il y a de nombreuses personnes sous les décombres, des morts et des blessés", affirme par ailleurs un employé local de l'organisation.
Peu de temps après la secousse, la nuit tombée sur la capitale haïtienne plongeait ses rues dévastées dans un noir complet qui ne fait qu'amplifier davantage la panique qui s'est emparée de la population. Des véhicules de la police haïtienne, des Nations unies ou de la Croix-Rouge tentaient de transporter des blessés, mais les maisons détruites bloquent la circulation. Autre difficulté pour les secours : les moyens de communication téléphonique ont été sérieusement affectés, et l'électricité a été coupée dans toute la ville. Le lycée français d'Haïti a résisté et sert de refuge à ses élèves ainsi qu'à de nombreux voisins venus s'y abriter.

Le Monde


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